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[Event] Une discussion coûteuse

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Neustro

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MessageSujet: [Event] Une discussion coûteuse Dim 9 Aoû 2015 - 0:44

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Capuche sur le crâne, je remonte les rues d’Orlack en maudissant la chaleur qui me tiraille ; essoufflé, je sens la sueur couler sur mon front alors que je marche à un rythme très rapide par peur d’avoir l’air suspect. La chaleur émanant de la lave qui entoure la ville me rend rouge et ma peau est brûlante. Je déteste ce climat étouffant, j’ai l’impression de suffoquer à chaque inspiration. Cependant, je ne souhaite pas retirer ma cape – je n’ai pas envie que l’on s’aperçoive que je ne suis pas un Liare. J’ai entendu dire que ces derniers n’étaient pas tendres avec les étrangers, et je dois bien avouer que le peuple du feu m’intimide, bien qu’il me passionne. Cela constitue d’ailleurs la raison pour laquelle je me trouve en territoire Liare. La peur a toujours attisé la curiosité des hommes, et c’est pourtant la peur qui l’empêche d’aller jusqu’au bout de ses objectifs. Quelle magnifique contradiction avons-nous là ! Je soupire en pensant à cette idée, je n’ai pas l’esprit à sourire. Je suis même un peu contrarié…

N’allez pas penser que les affaires vont mal, loin de là ! Soigner les gens me passionne toujours autant, et puis, parmi les Liares, il y a beaucoup de blessés. Il faut dire qu’ils ne sont pas du genre à se protéger, trop fiers pour porter la moindre armure. je ne les comprendrai décidément jamais. Une flèche en plein cœur est si vite arrivée…

J’essuie mon front trempé de sueur avec ma manche en regardant droit devant moi. La chaleur me fatigue à tel point que j’ai l’impression de pouvoir m’évanouir à tout instant. Ma gorge est terriblement sèche, j’avale le peu de salive qu’il me reste pour tenter de me réhydrater. Je suis fatigué de déambuler ainsi à travers les rues de la ville, sous les regards noirs des Liares qui me dévisagent étrangement. Moi qui ne voulais pas attirer les regards… Mais je ne peux pas m’arrêter maintenant, j’ai promis à ce vieillard de le retrouver dans une taverne. Un vieux Liare avec des cornes et à la peau grise, dont il manque la moitié des dents. Je peux encore sentir son haleine désagréable alors qu’il n’est même pas devant moi. Je l’ai soigné il y a de là quelques jours, il s’était cassé un poignet en tombant du lit. Après que je l’ai soigné, nous avons un peu discuté… Cet homme m’a demandé de le rencontrer dans une auberge dans deux jours, sans m’indiquer d’heure. J’espère ne pas être trop en avance, je n’ai pas envie de l’attendre.

Une grande taverne se dresse devant moi. « Le Troll », qu’elle s’appelle. Je pousse la porte d’entrée, et entre d’un pas décidé. A mon plus grand soulagement cet endroit est bondé de monde, personne ne me voit entrer et aucun regard ne se pose sur moi. La taverne est grande et poussiéreuse, mais on ne le remarque pas à cause de la foule. Il se dégage une ambiance conviviale de cet endroit, je me sens à l’aise ici. Je décide donc d’ôter ma capuche et de dévoiler ma chevelure brune sans la moindre corne ; de toute façon, personne ne me porte d’attention. Mon regard vert traverse la pièce à la recherche de ce vieillard puant. Peut-être mon odorat le trouvera-t-il avant ma vue, qui sait ? Après quelques secondes, je finis par le trouver assis à une table, un verre de bière à la main et un autre devant lui. Je m’approche, le salue d’un geste et m’assois en le fixant dans ses yeux sombres. Etrangement, il ne m’inspire pas confiance, mais il était mon client et je l’ai soigné. Je n’ai aucune raison de m’inquiéter. Il me sourit chaleureusement en dévoilant ses dents cassées. Je me retiens d’en grimacer…

- Je t’attends depuis bientôt une heure ! Tu es en retard.

J’hausse les épaules et évite un peu son regard, ce Liare me gêne à me dévisager de la sorte. Il me dévisage avec un grand sourire, comme s’il était fier des informations qu’il allait me donner. Je hais ma maudite curiosité de m’avoir poussé à me rendre à ce stupide rendez-vous, me voilà coincé dans une taverne avec un type louche. Je tâche de paraître un peu hautain, je n’aimerais pas qu’il pense que je lui fais entièrement confiance. Ce n’est pas le cas. Je reste un peu en retrait dans ma chaise avec une main sur l’épée que je porte à la ceinture, on n’est jamais trop prudent. Je le regarde finalement et hausse un sourcil ; il boit sa bière à une vitesse folle, puis il pousse l’autre vers moi. Il a tout de même eu la politesse de me commander quelque chose, une attention que je n’attendais pas de sa part – ni même d’un quelconque membre du peuple de feu. Mais je n’aime pas m’enfoncer dans ce genre de préjugé. Je retire ma cape marron qui me tient trop chaud pour finalement dévoiler mes habits de voyage. Des vêtements simples ; un haut sombre et un pantalon vert en toile, surmonté de deux épaisses bottes noires. J’enfonce mon regard froid dans celui du vieillard avant de déclarer :

- J’espère que les informations que tu comptes me donner sont bonnes. Je ne me suis pas déplacé jusqu’ici pour entendre des idioties, tu es prévenu, vieillard.

Un rire gras sort de sa gorge tandis qu’il me regarde avec amusement. Il se saisit de sa chope de bière et la lève devant moi, avant d’en avaler la moitié. Son hideux sourire me fait l’effet d’un coup dans le ventre, mais j’essaie de ne pas afficher la moindre expression faciale. Je dois rester neutre devant ce vieillard pour tenter de l’impressionner ; impressionner un Liare, quelle idée ! Mais je m’y accroche. Il n’y a que de cette façon que je pourrai tirer quoi que ce soit de lui. Il est vieux et faible, je suis certain que cela ne sera pas compliqué ; il suffit d’un peu de persévérance.

- Donner, dis-tu ? Ah ! Tu as cru que j’allais dévoiler ces informations gratis ! Détrompe-toi mon garçon, la vie n’est pas si simple. Donne-moi de l’or et tu sauras de quoi il en retourne, pas avant ! Je te garantis que ce que je vais te dire t’intéressera.

Le payer ? Plutôt mourir que de donner la moindre pièce d’or à ce vieux charognard ! Me prend-il pour un pigeon que l’on escroque aussi facilement ? Je ne suis pas un de ces gamins crédules, si je veux une information, je la trouve par moi-même. Je n’ai pas besoin d’un vieillard sénile pour me la vendre. Je le regarde sévèrement. Il ne semble pas décidé à lâcher mon regard. Un grognement s’échappe de mes lèvres et je me lève dans la foulée. Mon visage est durcit par l’énervement. Hors de question de payer pour des renseignements qui ne m’intéresseront peut-être pas, je ne suis pas fou face à cet escroc. Je le maudis de m’avoir poussé à venir jusqu’ici pour me faire payer des renseignements stupides. Je m’apprête à partir et à trouver une auberge pour me reposer, mais le vieux m’interpelle de sa voix étrangement aiguë. Je me tourne vers lui en lui lançant un regard assassin. Que me veut-il encore ?

- Attends un instant, gamin ! Je savais que tu allais réagir de la sorte, tu n’es pas crédule et cela se lit sur ton visage. Cependant, cette information peut réellement changer quelque chose à ton avenir de neustro, une chose que tous ceux de ton métier désirent inconsciemment. Tu trouveras du travail en m’écoutant, il pour cela il ne suffit que d’une petite pièce d’or ; et ça n’est rien compensation de tout ce que tu vas gagner. Réfléchis-y. Ne sois pas stupide et rassieds-toi. Tu n’as même pas touché à ta bière…

Il est idiot de dire cela, mais ce type m’a convaincu. Je me rassois avec un air toujours aussi sévère accroché au visage, je ne veux pas qu’il croit que je suis acquis ; mais il faut avouer qu’il a touché un point sensible. Ma carrière est au point mort ; soigner des gens dans les villes, cela n’est qu’un passe-temps en attendant le vrai moment pour mettre mes talents à profit. Mais quel est le véritable bon moment, quelle est cette « chose » que tous les neustros désirent inconsciemment selon ses dires ? Au fond de moi je le sais ; la guerre. Mais cet ahuri fait erreur, je ne désire pas la guerre. Je hais la guerre pour tous les sacrifices inutiles qu’elle provoque, que ce soit d’un camp ou l’autre. Je n’apprécie pas ses paroles, mais je décide de ne pas relever pour blablater inutilement. Pas de bavardage futile, voilà la règle que je me fixe pour discuter avec cet homme. Je soulève le regard et lui jette une pièce d’or, saisissant ma bière et en buvant une gorgée. Après cela je la repose lourdement sur la table et déclare :

- Parle. Je n’ai pas toute journée, le temps que je passe avec toi pourrait être dépensé ailleurs, ne dis que l’essentiel.

Le vieux Liare se jette sur ma pièce comme un chien sur un morceau de viande fraîche. Je ne peux pas m’empêcher de soupirer ; sérieusement, il me dégoûte. Je suis certain que je ne suis pas la première personne à qui il vend des informations de la sorte, j’ai vraiment l’impression de m’être fait avoir. Il glisse la pièce dans sa poche et il reporte son regard moqueur sur moi. Donner de l’or à ce vieillard m’est particulièrement désagréable… Peu importe. Ne sois pas avare Alen, tu as encore un bon paquet d’or. Une pièce… Ce n’est rien. C’est en tout cas ce que je me dis pour me rassurer.

- Bien, par où commencer ? (Le vieillard gonfle ses lèvres pour réprimer un rot.) Ah oui, les Récleyès. Sais-tu qui ils sont, mon garçon ? Plus personne ne les connait depuis bien des années, ils se sont terrés dans l’ombre pendant longtemps, très longtemps. Ils n’ont plus montré de signe de vie, et voilà qu’ils se sont fait oublier de toutes les confréries humaines. Les humains ne craignaient plus leur menace, à tort. Voilà qu’ils reviennent. Ils marchent vers le nord, ces rats – je ne les apprécie guère, bien que je n’ai rien à voir avec les conflits humains. La guerre est imminente, et des milliers de morts sont à prévoir des deux côtés. Le sang va couler. Voilà qui devrait t’intéresser, neustro.

Je croise mes bras sur ma poitrine et réfléchis quelques secondes. Les Réclèyes, je n’en ai toujours entendu parler que dans les légendes, je ne savais même pas s’ils existaient réellement. Ils réapparaitraient ? Effectivement, cela ne peut présager que la guerre. Mais comment savoir si ce vieil homme dit la vérité ? Il ne m’inspire pas du tout confiance, après tout. Je prends ma bière et en boit à nouveau une gorgée. Je n’irai pas au sud sans avoir la conviction qu’il dit l’entière vérité.

- Vers où se dirigent les Réclèyes, et où se déroulera la bataille ? De toute façon, je ne te fais pas confiance. Je ne peux pas être sûr que tu dis la vérité, et je ne descendrai pas tant que tu ne m’auras pas fourni la preuve que ce que tu dis est vrai. Alors parle, et prouve-moi que tu ne racontes pas des sornettes !

Un autre sourire se dessine sur les lèvres du vieillard, un sourire mauvais cette fois, dévoilant toutes ses dents sales et cassées. Ce sourire me procure un frisson, je me crispe d’avantage. J’espère bien ne plus avoir à fréquenter ce type à l’avenir, je ne m’en porterai que mieux.

- Tu poses trop de questions et tu ne paies pas assez. Tu connais le prix, gamin.

Un grognement s’échappe de mes lèvres, je pose une main sur mon épée mais décide finalement de ne pas faire d’histoire. Ma main atterrit dans ma bourse, pour finalement en sortir une pièce que je jette sur la table avec nonchalance ; un certain dégoût m’envahit à ce moment-là. Je tâche de soutenir mon regard et de ne pas le décrocher de ses yeux sombres tandis que je bois une nouvelle gorgée de bière ; elle est de mauvaise qualité. Une grimace déforme mon visage alors que je termine ma chope. L’autre en face se jette une nouvelle fois sur ma pièce et la glisse dans l’une de ses poches.

- Tu apprends vite. Où en étais-je ? Ah oui, tu me demandes où se dirigent les Récleyès ? Eh bien, les Récleyès sortent des terres inexplorées et semblent se diriger vers les chutes de Veroni où un combat aura lieu. Peut-être devrais-tu descendre ? Ou seras-tu trop lâche pour prendre part au combat ? (Il s’esclaffe d’un rire gras, je fronce les sourcils) Allons, ne le prends pas sur ce ton ! En ce qui concerne mes informateurs, je ne peux pas te donner mes sources. Tout ce que je peux te dire, c'est que je suis lié de façon très proche à un de ces Récleyès. Mais, crois-tu franchement que j’aurais perdu mon temps à venir ici pour te raconter des sornettes ? Allons gamin ! Je suis un vieillard, je n’ai plus que ça à faire de mes journées.

Je me redresse un peu sur ma chaise. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment qu’il ne me ment pas. Je n’ai pas envie de payer d’avantage, je fais donc le choix de ne pas poser plus de question. Après tout, j’ai toutes les informations nécessaires pour faire ce pourquoi j’ai quitté ma famille et tout ce que j’ai toujours connu, à savoir sauver des vies. Mes doigts tapotent nerveusement le fourreau de mon épée tandis que je réfléchis à la meilleure attitude à adopter. Me rendre au sud ? Ne pas croire ce vieillard et ses informations étranges ? Je fais mon choix. Je remets mon capuchon et je me lève en bousculant bruyamment ma chaise. Je sens le regard interrogatif du Liare se poser sur moi tandis que je lui tourne le dos.

- Où vas-tu ?

Je me tourne vers lui en chassant des mèches rebelles qui se logent devant mes yeux. Pour la première fois aujourd’hui je lui souris et déclare, avant de lancer une autre pièce sur la table :

- Au sud. J’ai des vies à sauver, n’est-ce pas ? Si je pars maintenant, peut-être arriverai-je au bon moment ? Tiens, prends cette pièce. Je ne te remercierai jamais assez pour ces informations précieuses, vieux Liare. Mais si il s’avère qu’elles soient fausses… J’aurai ta tête. Suis-je clair ?

Il me répond d’un rire. J’en fais de même. Ces nouvelles m’ont mis de bonne humeur. J’aurai bien descendu une autre bière de mauvaise qualité de cette taverne, mais des affaires plus importantes m’attendent. Je n’ai pas une minute à perdre ! Je m’éclipse. C’est ainsi que commence ma longue marche vers les chutes de Veroni, cet endroit dont on m’a toujours parlé avec tant d’émerveillement…
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