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Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient.

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Lady

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MessageSujet: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Ven 24 Juil 2015 - 23:45

~ 5 sorn 1248


Elle ne flottait pas, loin de là, contrairement à ce que les poètes écrivaient quant à la démarche peu aisée des dames trop riches Parlèms. Mais ses petits pas lents faisaient se dégager de sa personne une impression de sérénité toute relative que son dos bien droit appuyait, tout autant que le sourire doux sur ses lèvres.
Celui-là, caché par le voile noir qui revêtait son front chaque fois qu'elle sortait, ne quittait pas ses traits et refusait de ployer, même sous le poids de pensées. On ne savait pas ce qui pouvait se passer : un simple coup de vent trop fort pouvait par exemple défaire les discrètes épingles qui retenaient le morceau de tissu et permettre à tout à chacun de percevoir son visage. Il fallait donc  qu'elle reste correcte. Souriante, même lorsque son cœur n'y était pas.

Fort heureusement, aujourd'hui, l'étirement de sa bouche menue lui venait aisément. Le temps, délicieux dans Arnlo aidait grandement. Il faisait bon ; l'après-midi touchait à sa fin et les rayons de l'astre du jour déclinant bien que toujours trop chaleureux se mêlaient agréablement aux ombres rafraichissantes qui apparaissaient ici et là, au gré de la naissance de la nuitée à venir. Pas un nuage ne venait gâcher le paysage. Et puis cela faisait tant de temps qu'elle n'avait pas suivi cette balade...
Il lui était donc impossible de ne pas être de plus en plus heureuse au fur et à mesure de son avancée et ce malgré les dossiers qui s'entassaient en son absence. Nonobstant le bruit qui redonnait donc à ses oreilles, celui des vélins s'empilant les uns sur les autres et l'absence des uns, elle appréciait la marche loin d'être rapide qu'elle avait décidé d'entreprendre sur un coup de tête.

Sieur Slayer se chargerait sans nul doute d'une partie des dossiers que l'on lui remettait en ce moment même et pardonnerait avec grâce son besoin de calmer le semblant de migraine qui n'avait fait que titiller ses tempes durant tout son travail.
Elle en était sûre : il percevait toujours avant elle ses propres limites. Combien de fois l'avait-il déjà sermonnée à propos de sa propre santé ? Il ne pourrait qu'être heureux qu'elle l'ait écouté cette fois et soit sortie... Surtout accompagnée par l'un de ses chevaliers.

Elle se surprit à fredonner très bas après avoir incliné son front vis-à-vis d'un passant qui lui lançait un regard curieux. Son voile attirait l'attention, elle le savait, mais ne parvenait à se motiver à l'enlever : il lui assurait de n'être que peu ennuyée et de ne pas être reconnue et ce bien qu'il attirât dans les yeux d'autrui mille questions auxquelles elle ne daignait pas répondre.
On ne cherchait pas à courtiser une damoiselle en deuil, même aussi richement vêtue qu'elle, quoi que soit son histoire. La présence du petit morceau de tulle tombant sur sa gorge alliée à sa carrure trop frêle attiraient de plus la compassion, bien davantage que le désir en l'état.
L'on pouvait rajouter à cela qu'elle n'avait pas assez de courbes aguichantes pour abrutir un homme du premier coup d’œil et qu'elle ne portait encore que des drapés de jeune fille - sans pierres trop précieuses, décolleté trop profond ou dégradé d'or sur ses rubans. Pas un bijou autre que ceux sur ses jupons ne pouvait attirer de voleurs.
Et puis à quelques pas dans son dos, faisant mine de lui aussi flâner, se trouvait l'un de ses gardes. L'un des meilleurs dans son domaine. Même si sa vue s'arrêtait un peu trop sur elle et pas assez sur leur environnement, elle se savait ainsi en totale sécurité entre son déguisement et lui. Rien ne pouvait lui arriver tant qu'elle n'était pas au mauvais endroit au mauvais moment ou reconnue en parlant par l'une de ses anciennes connaissances... N'est-ce pas ?

Par rapport à lui, elle était bien peu parée. Là où son chapeau était fait d'un velours pourpre de fort bonne qualité, elle n'avait qu'un voile noir. Lui portait une tresse longue bien visible et enrubanné, elle un chignon bas camouflé qui d'après Sieur Slayer protégeait ainsi sa nuque. Son gilet à lui était couvert de pierres et d'un tissu cher, son corsage grisâtre n'avait que quelques menus semblants d'émeraude qui étaient vite identifiées comme des fausses et trois vraies opales sur le haut de la ligne du dit corset. La qualité de sa robe était moindre, digne d'une simple bourgeoise. Seules leurs chemises, percevable pour lui, guère pour elle, étaient semblables en tout point : d'un blanc pur et faites dans un satin agréable.
Ses jupons de mousseline n'avaient rien de fascinant, pas davantage que la jupe posée par dessus : si là aussi on y retrouvait de fausses pierres et quelques filigranes au teint argent, elle ne valait pas les jambières de l'homme qui étaient un parfait reflet de son si beau gilet.
Lui portait une arme faite par un maître pour un maître, aiguisée et finement décorée. Elle une ombrelle unie. Sa bourse à lui pendait à sa ceinture cousue d'or, la sienne était tenue dans sa main et d'un seul ton. Elle était bien plus mince aussi, même si elle savait pouvoir piocher dans celle de son compagnon si quoi que ce soit lui plaisait un temps soit peu. Aucun d'eux ne portait de gants : il n'y en avait pas utilité.

Si l'un devait inviter les ennuis à venir, ce serait donc lui, sans doute. Mais jusque présent, lors de leurs dernières pérégrinations, malgré sa mise, ils n'avaient rien eu à subir à part quelques salutations de nobles et de moins nobles destinées au guerrier. Chaque fois ils s'étaient débrouillés pour que cela ne dure guère.
Ils avaient mis au point un système ingénieux pour ne pas abandonner une partie de leur binôme sans être malpolis envers des inconnus : si l'un était retenu par quoi que ce soit, il devait tousser assez fort. Simplement. Alors le second se débrouillait pour vagabonder dans le coin, à portée de vue en attendant que le premier tousse encore ou passe à son coté l'air de rien. Les jours où l'un ou l'autre était malade signifiaient tout autant d'arrêts inutiles, soit.
Mais jusque présent leur astuce fonctionnait plutôt pas mal, même si son chevalier servant avait bien trop l'habitude de s'excuser une fois revenus chez eux pour l'avoir forcée à ralentir encore son pas ou dévier son trajet et qu'il était arrivé qu'une fois ou deux, trop perdue dans ses pensées, elle ne l'avait pas entendu jouer au malade imaginaire. Alors la Lady avait simplement fait demi-tour, tout en trainant angéliquement au milieu de deux vitrines de magasins.

Aujourd'hui, il n'y eut pas de toux jusqu'à ce qu'ils rejoignent le parc qui était sa destination du jour. Depuis qu'elle l'avait découvert en suivant les indications d'un autre de ses chevaliers, la jeune femme l'adorait, même si elle n'y allait que peu.
L'endroit n'était pas bien grand et souvent peu peuplé. A la limite du quartier bourgeois et d'un moins fortuné, il n'était pas intéressant pour les habitants de ce dernier qui ne faisaient que travailler le jour durant et ne rêvassaient pas de se balader une fois le soir venu : uniquement de rentrer. Quant aux bourgeoises, si elles y paradaient le matin comme les nobles le faisaient dans les leurs, leur après-midi était réservé à d'autres occupations plus intéressantes telles que finir de tisser les contacts qu'elles avaient commencé à tresser lors de ces matinées, ou rendre visite à leurs semblables.
Il n'y avait donc en cet instant que quelques têtes qui vagabondaient, ici, là. Un enfant jouait aux cailloux - billes sur la pelouse qui délimitait les bordures de l'endroit. Plus loin, après quelques buissons touffus d'un vert plus soyeux que n'importe quelle gemme,  une femme était assise auprès de sa servante et paraissait discuter avec.
Ils croisèrent trois jeunes hommes eux aussi en train de parler, même si leur sujet de conversation était différent : les armes. Deux vieillards cheminaient en songeant, perdus dans un monde qui n'appartenaient qu'à eux. Un peu comme elle.
Elle appréciait ne pas devoir badiner avec son conseil et celui-là respectait son souhait en faisant son travail. En ne se montrant pas à son bras, il n'attirait pas davantage de regards curieux sur elle qui en subissait bien assez et ne la forçait pas à l'entretenir de choses futiles. Ils se parlaient déjà bien assez dans la niche qu'était son bureau, ou dans les souterrains. Ainsi, l'esprit léger, elle pouvait profiter de la verdure. Et c'est ce qu'elle fit.

Une quinzaine de minutes plus tard, Ella s'assit sur un banc, bénissant Eliossa pour le bruit rassurant de l'eau qui s'entendait au loin. Elle arrangea les plis de ses jupes, referma son ombrelle. Paisible, l'albinos baissa ses paupières, huma distraitement le vent.
Il lui faudrait se rendre à Helpo cette année encore pour prier la déesse d'encore leur offrir de l'eau pour les ans à venir. Sieur Slayer avait-il noté quoi que ce soit à ce sujet sur son planning ? Comme d'habitude, elle se ferait sans doute passer pour une femme qu'elle n'était pas pour s'y rendre en paix, mais quelle importance ? La déesse savait qui élevait la voix pour elle, n'est-ce pas ? Et puis elle aimait l'ambiance feutrée de l'endroit où était installé l'autel où elle se...

- Votre bourse, ma dame.

Le chuchotement rocailleux à son oreille lui parut tel un cri et la damoiselle se raidit, instinctivement, davantage. Le geste eut pour effet de lui faire sentir la froideur d'une lame, là, sur son voile, au devant de son visage, juste sous son menton.
Rouvrant ses yeux rouges aussi lentement qu'elle se mouvait pour obéir à l'ordre donné, la délicate s’aperçut que son garde était déjà trop en mauvaise posture pour se préoccuper d'elle. Trois autres manants à l'haleine sans doute aussi atroce que celui qui la tenait l'entouraient et le titillaient.

Fort heureusement, son expression fut cachée : son agresseur ne perçut point qu'en plus de déglutir, elle perdit son sourire pour un air davantage angoissé. Que lui avait-on dit qu'elle devait faire, encore, en cas de danger ?
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MessageSujet: Re: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Sam 25 Juil 2015 - 22:38

Wolfram souffla un nuage de fumée  en l’air tandis qu’une des filles lui reversa un peu d’alcool dans son verre. Les gloussements des demoiselles qui l’accompagnaient le détendaient et il appréciait grandement leurs compagnies. Dire qu’il avait négocié durant une heure avec Rubis pour qu’elle le laisse se balader seul un moment. Ce qu’elle pouvait être protectrice quand elle s’y mettait… Il avait quand même le droit de se détendre ! Et surtout, il n’allait quand même pas ramener Rubis avec lui dans un bar à hôtesse. Il n’avait aucune envie que la vision qu’elle avait de lui soit entachée par ce genre de détail de sa personnalité, sans compter qu’elle allait lui faire la morale sur le fait qu’il était promis à la Lady et qu’un tel comportement n’était plus acceptable. Il jeta un coup d’œil à l’horloge et poussa un juron, il était déjà l’heure de partir. L’envie de prolonger ce bon moment ne manquait pas cependant il savait que s’il était en retard au point de rendez-vous ne serait-ce qu’une minute, Rubis n’hésiterait pas à retourner la ville pour le retrouver. Il se redressa faisant basculer la jeune femme qui était sur lui sur le canapé puis se releva pour de bon, les cinq filles lui demandèrent de rester encore un peu mais il déclina leur offre. Il se dirigea vers la sortie et attrapa son manteau qu’il enfila d’un seul geste et ne manqua pas de faire un geste d’au revoir aux hôtesses qui lui avaient tenue compagnie.

L’air était vraiment doux en ce mois de Sorn, parfait pour une petite balade dans les quartiers d’Arnlo. S’il se souvenait bien, il était proche de la zone où devait habiter la Lady, rien ne l’empêchait d’y faire un petit tour. Depuis qu’il avait entamé les négociations avec Slayer pour obtenir la main de la Lady, il avait fait jouer de ses relations pour réussir à deviner l’identité de la reine des Parlems. Toutefois, la plupart de ses tentatives se soldèrent par un échec, le secret semblait très bien gardé et surtout connu de très peu de personnes. Comme dernier recours, il avait fait suivre Slayer par les meilleurs espions de son organisation tous le perdurent dans la même partie de la cité, cependant en recoupant les différentes informations récoltés, il avait pu établir un périmètre dans lequel devait se trouver la demeure de la Lady ou tout du moins son lieu de rendez-vous avec son conseiller.

Les demeures du quartier laissaient transparaitre une certaine richesse, mais ce n’était rien à côté des villas que possédaient les Parlems de la haute aristocratie. Difficile de croire que la Lady pouvait séjourner dans une de ses maisons, ce qui était surement le but recherché. Wolfram prit une grosse bouffée de son cigare tout en réfléchissant aux différents moyens qu’ils pourraient mettre en place afin de réduire la zone de recherche. Tout d’abord, il devrait se procurer le registre des habitants du quartier ainsi il pourra déjà éliminer les familles qui ne comportaient pas de fille dans les âges de la Lady. De plus, certains détails un peu louches pourraient l’aiguiller dans la bonne direction… Il recracha la volute de fumée, ça semblait être un bon plan, il informerait Rubis une fois rentrée à la maison. Il se souvint d’un raccourci qu’il avait découvert lors d’une de ces pérégrinations en tournant à gauche à l’intersection suivante, il pourra couper par le parc et gagner quelques précieuses minutes.

C’était une blague. Il avait pris ce chemin pour éviter de perdre du temps et le voilà qui se trouvait en plein milieu d’une agression. Il analysa rapidement la situation, il y avait quatre agresseurs et deux victimes un homme et une femme, la raison de l’attaque semblait évidente ils en voulaient après leurs bourses. La femme semblait dans une bien mauvaise posture tandis que l’homme se trouvait en désavantage numérique face à trois attaquants, la scène laissa Wolfram impassible  s’ils acceptaient gentiment de donner leurs bourses, ils n’avaient rien à craindre pour leur vie. Il n’allait pas perdre son temps à aider des gens trop bêtes pour exposer leurs argents à la vue de tous, sans parler du fait qu’ils étaient surement à sa solde… Ou pas du tout. Le voleur le plus proche de lui, celui qui menaçait la jeune femme possédait un tatouage sur l’épaule qu’il connaissait bien. Le symbole signifiait qu’il faisait partie d’un de ses gangs qui refusaient de se plier à son autorité et il avait le culot de venir faire ses activités sur son territoire !

En quelques pas, il atteint sa cible qui était bien trop concentrée à tenir sa lame au niveau du cou de sa victime pour le remarquer. Wolfram posa sa main droite sur son épaule ce qui le fit sursauter entaillant légèrement le cou son otage. Celui-ci se retourna pour apercevoir la personne assez folle pour venir le déranger, desserrant ainsi son emprise sur la jeune femme et écartant le couteau de ses carotides.  Wolfram sourit de toutes ses dents en le voyant faire et arma son bras gauche, ce mec était un vrai bleu. Il n’eut pas le temps de réagir, le poing de Wolfram s’abattit comme la foudre au niveau de sa tempe. L’agresseur s’effondra à terre telle une vulgaire poupée de chiffon emportant dans sa chute la jeune femme. Par pure réflexe comme on essaierait de rattraper un verre tombant d’une table, il tendit le bras et l’empêcha de tombe de justesse la rattrapant par la taille.  De sa main libre, il utilisa sa Vérité afin de neutraliser les trois autres criminels qui commençaient à fuir après avoir vu le sort qui avait été réservé à leur collègue.

La femme était encore dans ses bras et un filet de sang coulait de la blessure qu’elle venait de recevoir. Wolfram, lui, jura intérieurement, maintenant qu’il les avait aidés, il ne pouvait pas s’enfuir comme un voleur ceci serait indigne du représentant de la famille Strauss ! Il sortit un mouchoir en tissu de sa poche et le tendit à la demoiselle avec ce charme qu’il utilisait lors des bals afin de gagner en popularité auprès des autres Maisons. Il jeta un coup d’œil vers l’homme qui semblait occuper à neutraliser les agresseurs qui étaient sous l’emprise de son pouvoir. Soulagé que quelqu’un s’occupe de ce fardeau, il relâcha la pression qu’il appliquait sur ses victimes avant de réorienter son attention envers la jeune femme qu’il avait sauvée. Il l’aida à se relever avec un sourire charmeur et lui parla d’une voix suave.


"J’espère que vous n’avez pas eu trop peur, belle demoiselle. Mais ne vous inquiétez plus vous êtes désormais en sécurité, ces criminels ne vous embêteront plus… Et faites-moi plaisir, faites  un peu plus attention la prochaine fois. Non que cela me déplaise de vous sauver. ♪ "

Il lui laissa son mouchoir et commença à continuer sa route comme si de rien n’était. Cet incident lui avait fait perdre du temps et il devait donc se dépêcher de rentrer. Au bout de quelques pas, une douleur intense vint parcourir son corps, il se retint de pousser un juron, il avait été trop imprudent et avait dépassé ses limites en utilisant son pouvoir. Il s’effondra.
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MessageSujet: Re: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Dim 26 Juil 2015 - 2:29

Spoiler:
 

La morsure du fer lui rappela deux choses : que tout pouvait arriver et que le premier conseil que lui avaient donné ses chevaliers - que son actuel avait oublié autant qu'elle visiblement quelques instants auparavant - ne serait jamais autre chose que d'actualité. Elle devait toujours rester toujours sur ses gardes, elle, l'inconnue Lady voilée, ainsi que ses gardiens zélés. Surtout quand elle ne s'attendait à rien et ce même si il était dur d'obéir quand on ne savait pas trop ce que signifiaient ces dires ou comment se battre.
La main jusque alors à mi-chemin entre l'homme et ses genoux, la jeune fille laissa retomber ses doigts pleins et souleva son menton involontairement, comme pour inciter la lame à pénétrer davantage dans sa chair tendre. Jamais jusque présent elle n'avait eu aussi peur de sa vie. C'était une chose de voir des horreurs, mais c'en était une autre de les vivre réellement et de les subir. Ses lèvres se resserrent. Et déjà elle crut, par la faute de son ignorance de tant de choses telles que la volonté des dieux, qu'elle allait...

Un bruit lié à la seconde présence, celle qu'elle venait à peine de remarquer dans son dos, eut pour conséquence de libérer son cou du coutelas aussi rapidement qu'il s'était enfoncé dans sa peau. Sa respiration coincée dans sa gorge s'envola en réponse à ce geste indépendant de sa bonne volonté. Ses mâchoires se relâchèrent de surprise.
Un deuxième son, davantage sourd, la fit soudainement tomber en arrière au rythme de l'effondrement de son agresseur jusqu'à ce qu'un bras la retienne avec une délicatesse qu'elle n’espérait pas. Secouée, elle ne dit mot tout de suite tandis que l'homme qui la tenait faisait quelques gestes de son poignet libre tout en la gardant en sécurité contre lui. Ses yeux cherchèrent son visage d'eux-même, pour s'assurer qu'il ne ressemblait pas à ces brigands de bas étage, mais sa véritable première réaction une fois ses esprits repris en partie fut simplement de rougir violemment, surtout lorsque l'inconnu lui tendit un mouchoir avec quelque grâce.
Elle se saisit du bien par un coin et ce uniquement après avoir battu des cils, perplexe, le temps de se rappeler qu'elle était blessée. Fort heureusement pour elle, elle n'effleura pas involontairement les doigts de son sauveur dans l'entreprise malgré le fait qu'elle oublia d'y porter attention.
Quelque peu détachée de cette réalité qui n'avait jamais été son monde, de ce premier véritable combat qu'elle percevait encore, Ella subit ensuite le bien étrange sermon mêlé à des compliments en silence et s'inclina vis-à-vis de l'être qui déjà lui tournait le dos. Elle n'avait rien à redire à ses propos charmeurs : la mauvaise habitude que rien ne pouvait lui arriver s'était trop ancrée dans sa tête. Cette situation n'avait été possible que par sa faute et celle de son compagnon de route.

Sa main toujours plaquée sur le bout de tissu sous son voile déchiré par l'arme, elle jeta alors un coup d’œil à son véritable chevalier qui avait fini d’assommer les malfrats et s'occupait à présent de totalement les désarmer. Il fallait qu'il se dépêche pour remercier pour elle son étrange sauveur qui ne semblait rien vouloir et s'éloignait sans attendre...
Ou pas.
Boum. Le bruit - ou peut-être fut-ce le mouvement de son corps - de l'effondrement de Wolfram lui refit tourner vivement la tête vers lui et mue par une impulsion, Ella se mit à marcher vers ce nouveau malade. Avait-il été blessé par sa faute ? Non. Si. Elle ne savait plus, déjà. Elle ne pensait guère que c'était là le cas, mais n'en n’était point sûre. Il lui fallait donc s'en enquérir.
Ses jambes encore flageolantes à cause de la frayeur qu'elle venait de subir, elle ne put le rejoindre qu'à tous petits pas pressés par l'urgence, mais sitôt fait, s'agenouilla lentement à son coté, le dos bien droit, en ne le percevant pas se relever.

Relâchant là, non loin d'eux deux, ombrelle et bourse, elle hésita en contemplant l'homme. Elle n'avait nulle notion de secourisme. Peut-être ne devrait-elle guère le toucher ? Mais alors quoi ? Gênée par son voile, elle jeta plusieurs regards furtifs à son corps avant de statuer sur le fait qu'aucune blessure visible n'était à craindre.
Il était, dans tous les cas, bien plus agréable à contempler ainsi que vu de bas : l'on percevait mieux l'angle de son menton, la finesse de ses traits et les reflets de sa chevelure. Ou même ses proportions en général. Écartant de ses songes ce genre de pensées déplacées, elle prit une longue inspiration avant de tourner son visage vers son protecteur.

- Faites quérir un médecin je vous prie.

Prononça-t-elle assez fort pour être entendue, mais pas davantage, clairement inquiète, avant de se pencher sur sa vict... Son patient sans se soucier d'être oui ou non obéie. Elle ne réfléchit guère au fait que son gardien se refuserait sans doute aucun à la laisser seule ici, à la portée de commères et de bandits même assommés.
La seule chose qui lui venait en tête était une question. Que pouvait-elle faire pour son sauveur à part le veiller et prier qu'il ne meurt guère ou ne souffre pas trop ? Dire qu'elle n'avait pas même pris connaissance de son nom.

Le souvenir de la paume de Nathaniel sur son front chaque fois qu'elle était malade lui revint en mémoire et calma son angoisse. C'était là puérile, mais cela lui faisait toujours du bien à l'époque. Peut-être pouvait-elle lui offrir le même genre de douceur en attendant un soigneur ? Elle ne se remémorait rien d'autre d'intéressant là, maintenant... Et l'idée n'allait pas trop à l'encontre de l'étiquette, n'est-ce pas, tant qu'elle ne restait point seule à veiller le blessé. Ou qu'elle ne... Ne ressentait pas par exemple l'envie de le déshabiller pour l'ausculter au point de le faire.

Ses doigts pliés et vides s’arrêtèrent à quelques centimètres du front du blond homme de menues secondes, troublés. Mais peut-être n'aimerait-il pas les chastes caresses qu'elle s'apprêtait à lui prodiguer, pas davantage qu'elle vu qu'elle lirait en lui ses tourments à venir ?

- Je vous en prie, mon sieur, revenez à vous.


Murmura-t-elle doucement avant d'effleurer furtivement sa peau deux trois fois, pile à la naissance de sa chevelure, un nouveau sourire de compassion attristée plaqué sur ses lèvres. L’héroïsme du garçon valait bien quelques efforts de sa part à elle avait-elle finalement décidé, même si elle se sentait bien inutile.

... L'étirement de sa bouche se figea tandis qu'elle entrait dans son futur.
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MessageSujet: Re: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Dim 26 Juil 2015 - 18:54

Les ténèbres l’entouraient. Où était-il ? Il avait l’impression de flotter en plein milieu de l’obscurité, tous ses sens en étaient perturbés… Il essaya de bouger, son corps était engourdi et répondait à peine à sa volonté. Il dut déployer de considérables efforts afin de pouvoir mouvoir ses membres qui ne brassèrent que du vide. Soudain il sentit que ses jambes s’appuyèrent sur un sol invisible et il put enfin se tenir debout et essaya de regarder autour de lui. Le noir total. Cependant tout lui semblait étrange bien que plongé dans les ténèbres, il semblait y voir comme si l’endroit où il se trouvait était une immense pièce sphérique dont les murs étaient faits d’ombre. Il tâta ses poches à la recherche de ses allumettes, une fois trouvée, il en gratta une dont la tête s’enflamma violemment avant de laisser place à une flammèche venant dévorer lentement le bout de bois. Encore plus étrange, la flamme dégageait bien de la lumière, mais celle-ci n’éclairait pas le milieu qui l’entourait. La chaleur venant lui bruler les doigts, il lâcha l’allumette qu’il vit tomber bien plus bas que le sol sur lequel il reposait avant qu’elle se fasse engloutir par l’obscurité. Wolfram regarda perplexe l’endroit où la flamme avait disparu, il existait un terme qui décrivait parfaitement le lieu où il se trouvait : le néant.

Etait-il mort ? Wolfram fut pris d’un fou rire quand l’idée lui traversa l’esprit, bien sûr que non… Il avait parcouru un trop long chemin et avait encore beaucoup trop de choses à accomplir pour s’autoriser à mourir ! Des bruits de pas se firent entendre derrière lui, il se retourna subitement afin de voir l’individu qui s’approchait. Une silhouette formée de fumée noire avançait dans sa direction, à chaque pas la fumée se compactait pour se donner une forme plus humaine. Quand il fut à deux mètres de lui, ce n’était plus une ombre qui se présentait à lui, mais un enfant de douze ans aux cheveux brun qui le fixait de ses yeux verts. Wolfram n’eut  aucun mal à le reconnaitre, il s’agissait de Sébastian, son petit-frère et la première personne qu’il avait tué de sang-froid. Il le regardait d’un air accusateur et ouvrit la bouche pour lui demander le pourquoi de ses actions alors que lui avait pleinement confiance en son grand frère. Wolfram se détendit en comprenant la situation, on lui donnait l’occasion de s’excuser pour les atrocités qu’il avait commises. Il s’approcha de son petit frère avec un petit sourire bienveillant.
Son sourire se transforma en un rictus de colère et son poing vint frapper violemment la poitrine de l’enfant qui se plia en deux de douleur. Il ne s’arrêta pas pour autant et continua de le rouer de coups en riant aux éclats. S’excuser ? Pourquoi ? Il ne regrettait rien ! Et si c’était à refaire, il n’hésiterait même pas une seconde ! Il n’avait jamais considéré Sébastian comme son frère, il n’était qu’un parasite et un obstacle pour atteindre son objectif ! Alors qu’il allait lui porter le coup final, le corps du garçon se désagrégea en une sorte de brume obscure qui vint rejoindre les ténèbres.  Puis le monde qui l’entourait s’effondra laissant place à une lumière qui l’aveugla.

La luminosité s’atténua laissant place à un tout autre monde qui ressemblait bien plus à ce qu’il connaissait. A la différence que le soleil y était rouge et beaucoup plus gros que celui qu’il connaissait, l’air y était brûlant et lui donnait l’impression de suffoquer à chaque respiration. Il essaya d’observer les alentours et ne vit que ruines et poussières, un décor apocalyptique. Une étrange sensation le poussa à s’enfoncer plus profondément dans la cité délabrée. La seule chose qui l’accompagna lors de son périple était le bruit du vent qui venait lui souffler dans les oreilles. Plus il avançait et plus il reconnaissait certains détails sur les bâtiments qu’il rencontrait, il se trouvait à Arnlo. C’était perturbant de voir la ville dans cet état, d’habitude elle était verdoyante et bondée de monde à n’importe quelle heures et là voilà déserte, que signifiait cette vision… Il continua sa route comme guidé par un être invisible et arriva sur la grande place de la cité. Devant lui se trouva un macabre spectacle : une montagne de cadavre se dressait jusqu’au ciel.
Alors qu’il fixait avec incompréhension le charnier, il s’aperçut que le bruit du vent s’était transformé en autres choses tels des milliers de lamentations qu’on venait lui murmurer à l’oreille. Une voix plus forte que les autres se détacha du brouhaha lui demandant de venir la rejoindre tout en haut. Wolfram leva la tête, le pic était tellement grand qu’il n’arrivait pas à y distinguer son sommet. Il s’avança afin de commencer son ascension, c’est là qu’il les distingua, dans les premiers corps qu’il devait enjamber se trouvait celui de son frère et de son père. Il poussa un soupir exaspéré et sans un regard, les écrasa pour pouvoir grimper un peu plus haut. Il réalisa rapidement que tous les cadavres présents étaient des gens qu’ils avaient plus ou moins connus certains étaient effectivement morts, mais d’autres étaient encore en vie aux dernières nouvelles. Il arriva au somment plus facilement que prévu, il formait un plateau sur lequel reposait un plus petit monticule de corps sur lequel se dressait fièrement une trône. Il devina ce qui lui restait à faire et s’en approcha. Il s’arrêta un instant en voyant les dépouilles qui composaient le piédestal  de son trône, ils y étaient tous : Rufus, Clay, Castle, Ambre, Onyx et Rubis. Puis avec un sourire carnassier, il leurs marcha dessus afin de s’asseoir sur le siège qu’il convoitait depuis tout ce temps.


***

Il ouvrit les yeux et se redressa brusquement avant de se prendre la tête dans les mains alors que son corps entier lui faisait souffrir le martyr. Alors ce n’était qu’un rêve… Il essaya de s’en rappeler mais tout était déjà flou, seulement quelques bribes lui revenait à l’esprit. Il poussa un petit soupir, c’était la première fois que sa Vérité avait eu une telle répercussion, l’avait-il trop utilisé ? Ou alors était-ce la combinaison avec  l’alcool et la fatigue ? Il n’en avait aucune idée, tout ce qu’il savait et qu’il devrait y faire plus attention la prochaine fois qu’il l’utilisera. Il lui restait encore à répondre à une question, combien de temps était-il resté inconscient ? Rubis avait surement dû déclarer l’état d’urgence à l’heure qu’il est…

La respiration de la jeune femme lui rappela la présence d’une personne à ses côtés. Il jeta un rapide coup d’œil pour voir la demoiselle qu’il avait auparavant sauvée, agenouillée près de lui, la main légèrement replié vers elle-même. Il pesta intérieurement sachant qu’il allait encore devoir jouer la comédie, pourquoi n’avait-elle pas simplement continué son chemin sans faire attention à son sauveur tombé dans l’inconscience... Surement encore une de ses cruches ayant trop lues d’histoire à l’eau de roses croyant qu’il était de son devoir d’aider le preux chevalier l’ayant secouru. En plus, à en croire sa position, elle avait osé le toucher sans sa permission ! Comme si quelques caresses d’une jolie dame pouvaient soigner quelqu’un, ça se saurait si ce genre de tour marchait ! Enfin l’étiquette voudrait qu’il la remercie pour cette attention et c’est ce qu’il allait faire.

Alors qu’il allait commencer à lui parler, une petite bourrasque vint soulever le voile noire de la jeune femme laissant à Wolfram le temps d’admirer son visage. Sa première réflexion fut de se dire qu’elle était mignonne et que c’était du gâchis de cacher une telle beauté derrière un morceau de tissu. Cependant, il venait de sortir du club où la plupart des filles avaient un minois au moins aussi joli que le sien alors ceci ne le marqua pas plus que ça… Toutefois, autres choses chez elle avaient attirés son attention. Une fille normale en voyant son prince charmant se réveiller aurait les larmes aux yeux et sourirait de joie. Mais pour elle, l’expression qu’il avait vue était bien différente que celle d’une réaction normale… Son regard semblait perdu dans le vide tandis que sa bouche semblait figer dans le marbre, on aurait dit qu’elle venait de voir un fantôme. Enfin, il se releva rapidement avant  d’épousseter ses habits afin d’enlever les saletés qui avaient pu s’accrocher lorsqu’il était à terre. Puis il tendit sa main pour aider la demoiselle à se relever
.

" Veuillez m’excuser de vous avoir fait une peur pareille, ma dame. J’espère ne pas m’être couvert de ridicule à votre égard… vous donner une leçon avant de tomber dans les pommes, j’ai dû passer pour un de ces moralisateurs ne suivant pas leurs propres maximes. Allons n’ayez pas cette expression aussi chagrine, un si joli visage que le vôtre ne mérite rien d’autre qu’un superbe sourire… "

Il continua sa tirade avec un sourire charmeur et la couvrant de compliment aussi mielleux les uns que les autres. Son esprit, lui, était concentré à faire un compte rendu de la situation, les quatre brigands semblaient tous attachés mais il manquait l’autre homme. Il y avait peu de chance que celui-ci est fui, Wolfram pariait plutôt que celui-ci était allé chercher de l’aide enfin son absence de l’arrangeait pas. Il n’était pas digne d’un gentilhomme de laisser une femme seule alors qu’elle venait de se faire agresser… De toute façon, il était déjà en retard et Rubis avait dû prendre en charge les opérations. Donc autant passer du temps avec la demoiselle, qui sait par chance son père dirigeait peut-être une branche du marché qui pouvait l’intéresser et serait plus ouvert aux négociations vu qu’il avait tout de même sauvé la vie de sa fille. Il ria intérieurement, impossible qu’un tel scénario tiré par les cheveux se produise. Il finit donc par s’adresser à la jeune femme.

" Vous permettez que j’attende avec vous le retour de votre… ami ? Je ne me pardonnerais pas, s’il vous arrivait malheur pendant le temps où je vous laisserais seule. Je vous propose de l’attendre sur ce banc afin que vous puissiez vous remettre de vos émotions. Et qu’ai-je fait de mes manières ! Wolfram Strauss chef de la Maison Strausss, enchanté de faire votre connaissance et un peu attristé que  ça soit dans ses circonstances… M’accordiez-vous de votre temps, dame… "
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MessageSujet: Re: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Lun 27 Juil 2015 - 1:59

La potentielle fille d'un magnat inconnu chassa vite les sombres pensées que Wolfram lui avait infligé tandis qu'il s’époussetait. Il allait visiblement bien ; quel soulagement. Ce n'était qu'un évanouissement, disait-il, au milieu de mille compliments qui ramenèrent du rouge sur ses joues à elle. Rien d'important. Avait-il, par tout hasard, mal compris ce qu'il avait perçu en elle lorsque son voile s'était malencontreusement soulevé ? Tant mieux.
La jeune femme accepta sa main tendue après avoir ramassé son ombrelle repliée et sa bourse ainsi qu'une seconde ou deux d'hésitation. Allons, elle ne craignait plus rien, le pire n'était-il pas passé ? Ella sentit alors, en réponse à la demande de l'inconnu, ses lèvres se revêtir d'un faible sourire qui n'allait point avec l'humeur qu'elle tentait de camoufler à son interlocuteur.

Encore secouée par la vision qu'elle aurait préféré ne pas avoir, elle ne retira sa paume de la sienne qu'après un tout petit temps de trop. Puis, s'inclinant plus ou moins gracieusement, peut-être pour se faire pardonner, l'infortunée damoiselle se plia à la bienséance à son tour d'une voix douce qu'elle essaya de son mieux de garder posée.
Les derniers ans l'ayant habituée à devoir se présenter seule, elle qui auparavant dépendait de sa famille d'adoption pour toute rencontre, elle ne tarda point à lui offrir le mensonge qu'elle avait le plus travaillé. Le dos peut-être bien trop droit pour une simple bourgeoise, l'air sage, elle ramena ensuite ses menottes sur le devant de ses jupes.

- L'on me nomme Ella Sambre, mon sieur. Je suis honorée de faire votre connaissance et ne puis que vous remercier pour m'avoir sauvée. Je vous prie aussi de me pardonner de ne l'avoir guère fait avant.

Wolfram Strauss. Le nom ne lui disait pas grand chose, là, tout de suite, mais elle se promit de vérifier si dans les écrits qui s'amassaient sur son bureau, il n'était pas inscrit. L'avait-elle déjà rencontré ? Non, elle s'en serait souvenue, n'est-ce pas ? Il n'était point homme à se faire oublier. Ou si, peut-être. Ses souvenirs de sa vie d'avant s'estompaient au fur et à mesure des années, tout comme le nom de toutes les familles nobles présent dans l'Almanach que sa mère lui avait fait apprendre presque par cœur. Dans tous les cas, il ne paraissait pas l'avoir reconnue, même en percevant son soit-disant "si joli visage".
Si il était noble - il se disait chef d'une maisonnée après tout, donc sans doute l'était-il. -, il était fort possible qu'ils se soient tous deux croisés à un bal ou lors de quelques après-midis fantasques. Sans doute n'avaient-ils alors pas même échangé un regard au milieu de ce capharnaüm de dentelles, de rires bas et de froufrous empreints de parfums.


- Vous n'avez rien à vous reprocher et je vous sais gré pour votre délicieuse compagnie. Ainsi que pour vos précédents conseils.


Une dame, surtout une jeune fille de la noblesse, ne refusait pas une invitation correcte d'un homme sans excuse valable, tant que celui-là ne l'avait pas horriblement fâchée ou n'appartenait pas aux moins que rien.  Et si elle possédait bien un moyen pour se faire excuser, elle ne trouvait les mots qu'il fallait en ce sens, sans doute trop étourdie encore par tout ce qui venait de se dérouler. Ou peut-être parce qu'elle désirait réellement faire connaissance avec son si délicieux et flatteur sauveur ?
Qu'on la voit accompagnée chastement d'un homme debout n'était guère un problème, tant qu'on la percevait, justement et qu'elle ne s'échappait pas loin de regards. Il valait de plus mieux cela que rester sans protecteur, à la merci de n'importe quel vilain ou des rumeurs.

A propos de confusion pouvant entrainer de mauvaises langues sur un chemin non tracé, son interlocuteur s'était inquiété de sa relation avec son compagnon si elle ne se fourvoyait pas. La prenait-il par tout hasard pour une maitresse entretenue ? Éreintée, elle ne trouva guère la force de s'en offusquer. D'autres avaient sans doute pensé la même chose en la voyant avec ses nouveaux "ainés".
Ils n'avaient de plus pas totalement tort. Si elle était bien, d'un coté, l’équivalent d'une putain, elle n'avait nul amant, mais son temps tout entier appartenait définitivement à celui qui lui permettait d'être nourrie et habillée : son peuple.
L'image eut pour effet de rendre son sourire davantage convaincant. Deux autres mensonges lui vinrent spontanément lorsque ce fut nécessaire, après un coup d’œil au banc dont elle venait et que Wolfram avait désigné.
L'endroit était trop caché à son gout. Mais Le Sieur Strauss tiendrait-il quelques pas lents ? Après tout il venait à peine de se relever.

- Je préférerais toutefois marcher à votre coté, si cela vous complait davantage ... Mon cousin ne devrait guère tarder à revenir et le médecin qui l'accompagnera sera plus rassuré si il nous voit tous deux debout.


Expliqua-t-elle le plus aimablement possible, malgré tout toujours lasse comme après chaque utilisation involontaire de son pouvoir. Une de plus avant son coucher et elle tomberait dans les pommes à son tour, elle n'en doutait pas : la journée avait été trop longue et leur future balade n'allait rien arranger, même si au moins cela les éloignerait des brigands qui pouvaient se détacher sans que l'on s'y attende. Il lui fallait aussi ne pas oublier la discussion qu'elle se devrait d'avoir avec ses conseils au retour à la maison. La nuit promettait d'être pleine de cauchemars...
Et l'absence actuelle de son chevalier allait lui causer des ennuis à lui une fois rentrés au bercail. Si on leur avait bien appris que sa parole faisait loi, ils avaient normalement le droit de prendre quelques libertés dans le but d'assurer sa protection malgré elle et l'avoir laissée seule avec cet inconnu - même évanoui - , plus des bandits ligotés, n'allait clairement point figurer dans le tableau des réussites de ce gardien là...


Comme toute dame bien née, la tête à nouveau pleine des images qu'il y avait imprimé malgré lui, elle se sentit forcée d'offrir à son nouveau compagnon de route des voies de sortie en se remémorant son départ précipité après l'épisode des voleurs. Il n’accepterait pas elle en était presque sûre de revenir sur sa promesse et de la laisser là malgré ses dires, mais elle se devait de le faire, ne serait-ce que pour pouvoir songer en paix ou ne pas se sentir coupable de le retenir.

Il n'apparaissait guère être un malotru, pas plus qu'elle n'avait été mal élevée, aussi tous deux se voyaient-ils forcés de s'évertuer à jouer le jeu de l'étiquette. Là, en l’occurrence, il s'agissait de par exemple commencer par contre-proposer pour elle, refuser pour lui, proposer encore si le refus était peu ferme pour elle, refuser toujours ou accepter enfin pour lui, s'excuser selon sa réponse pour elle.
Le ballet entier bien entendu se devait d'être effectué sans jamais mettre à mal son honneur ou faillir à sa parole d'un coté ou de l'autre. La danse rodée était impossible à désapprendre, même en souhaitant l'oublier et les conséquences si l'on ratait un pas étaient souvent trop importantes pour s'y risquer. Enfin, surtout pour lui, puisqu'elle ne prenait plus part à aucun salon et ne reverrait sans doute jamais l'intérieur trop riche d'une maison noble ou même lui.

- Mais peut-être, mon sieur, avez-vous votre épousée et votre famille à retrouver. Mon cousin et moi comprendrions donc, soyez en assuré, si vous préfériez partir à leur coté sans attendre.
Quant à moi, je puis trouver refuge en l'attendant dans une boutique ou une autre, si c'est là par tout hasard votre souhait. Je n'y craindrais sans doute rien.
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MessageSujet: Re: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Ven 7 Aoû 2015 - 14:10

Après quelques hésitations, elle décida d’accepter de lui prendre la main qu’il lui tendait. Quand ses doigts vinrent lui effleurer la paume, il fut surpris par la douceur de la peau de la jeune femme. On aurait dit que celle-ci n’avait pratiqué aucune activité manuelle afin de garder la candeur de son toucher, quoiqu’il fût possible que ça soit le cas… La plupart des nobles avaient moult serviteurs, peut-être que son père avait fait en sorte qu’elle n’ait rien à faire elle-même afin de ne pas abimer sa fille chérie. Wolfram se donna une claque mentale, ce n’était pas le moment de s’arrêter sur ce genre de détail insignifiant ! Il la tira doucement pour l’aider à se relever, ce qu’elle fit avec une grâce digne de ces aristocrates ne vivant que pour les bals. Elle avait dû recevoir un entrainement intensif pour arriver à ce niveau, mais dans quel but ? Certes elle était une noble cependant pour habiter dans ce genre de quartier, elle en était une de bas-étage de ce fait elle ne devait pas être invitée dans les bals où ce genre de comportement était attendu. Bien sûr ce n’était qu’un détail, mais dans le milieu de la pègre, remarquer des éléments pouvant sembler insignifiants lui avait plusieurs fois sauvé la mise. Et la femme qui se trouvait devant lui, cachait quelque chose il en était sûr.

Perdu dans ses pensées, il ne s’aperçut qu’elle lui tenait encore la main lorsqu’elle la retira. Elle s’inclina légèrement pour le remercier comme le voudrait l’étiquette. Wolfram retint un soupir, il détestait devoir jouer à ce jeu de la politesse et de la bienséance enfin il n’avait pas le choix, il n’avait aucune envie que des nobles aussi peu puissant soient-ils le prennent pour un rustre. Elle lui donna son nom à son tour : Ella Sambre. Il se répéta mentalement plusieurs fois le nom de famille de la jeune femme essayant de se rappeler s’il avait déjà entendu parler d’eux quelques parts. Après un instant de réflexion, il était arrivé à la conclusion de la maison Sambre lui était totalement inconnu. Enfin ce n’était pas une surprise, il n’allait tout de même pas connaitre par coeur toute la bourgeoisie d’Arnlo, il s’était seulement intéressé aux familles importantes et influentes de la ville. Quoiqu’en observant les manières d’Ella, il avait cru qu’elle était un membre d’une de ses familles de la haute ayant fait faillite mais si cela avait été le cas, il aurait eu vent de leur nom. Il allait devoir demander à Rubis de faire des recherches sur sa mystérieuse compagne.

Elle déclina sa proposition d’aller se reposer sur le banc, non loin et lui proposa de marcher un peu. Cela ne l’arrangeait pas, son corps le faisait encore souffrir mais rien d’insupportable. Enfin il aurait été inconvenant de refuser la proposition d’une demoiselle, il accepta donc d’un hochement de tête. De plus, elle prit le temps de préciser sa relation avec l’homme qui l’accompagnait, qu’elle présenta comme son cousin. Il ne dit rien mais avait un peu de mal à la croire, il avait aperçu son visage tout à l’heure et elle n’avait particulièrement de traits en commun avec son « cousin ». Toutefois émettre ce genre de remarque serait un manque de respect total envers son interlocutrice… Wolfram la toisa d’un air bienveillant tandis qu’il commença à marcher à ses côtés, le voile de la jeune femme lui cachait le visage, difficile de savoir si elle lui mentait ou non. Dans la plupart des cas, il aurait laissé couler, une femme avait des milliers de raisons de cacher la nature de sa relation avec un homme : un amant le plus souvent. Cependant, il y avait déjà trop de secret qui semblait entourer Ella pour qu’il puisse passer outre ce mensonge. Tant qu’à rester avec la jeune femme autant finir par découvrir ce qu’elle cachait !

C’est à ce moment qu’elle lui offrit une échappatoire comme le voulait l’étiquette. Si elle lui avait donné plus tôt, il aurait volontiers sauté sur l’occasion pour pouvoir s’éclipser, néanmoins il était trop tard, elle avait piquée sa curiosité. Il la regarda avec un petit sourire quand elle lui parla, elle était maligne : sans le demander directement elle s’était enquis de sa situation personnelle. Lui avait –on apprit à parler comme cela ou était-ce naturelle pour la jeune femme ? Enfin il devait se prendre au jeu de la noblesse et rentrer dans cette ronde de boniment et de question à peine suggérer qu’on appelait discussion dans le monde de l’aristocratie.

" Ne vous inquiétez pas ma chère, vous ne me dérangez pas le moins du monde ! Voyez-vous, pour l’instant, je suis, comme on dit, marié à mon travail donc il n’y a personne à qui mon absence serait néfaste. Surtout que je n’aimerai pas que vous ayez à vous excuser devant le médecin quand il comprendra que son patient pour lequel vous l’avez dérangé est reparti. Donc discutons un peu en attendant le retour de votre cousin… Sans vouloir vous vexer ou vous manquer de respect, je n’ai jamais entendu parler de la maison Sambre. Serait-ce possible que vous venez d’arriver dans notre magnifique cité ? "

Wolfram arborait un de ses sourires charmeurs dont il avait le secret tapotant la poche où se trouvaient ses cigares. Il avait une irrésistible envie de fumer cependant il n’avait pas envie que l’odeur ou la fumée vient importuner sa partenaire. Au final parler un peu avec une personne qui n’avait rien à voir avec ses activités était une chose agréable.
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MessageSujet: Re: Définition de noble Parlèm : loup gentleman patient. Dim 11 Sep 2016 - 14:53

Sans surprise, son interlocuteur déclina son offre, prenant pour prétexte l'arrivée imminente du médecin. Certes, ce dernier n'apprécierait probablement pas venir pour un patient reparti, mais comment réagirait-il en trouvant la personne dont il devait se charger debout, en pleine forme, en train de marcher à ses côtés ? Enfin, elle n'insistait pas, ne souhaitant pas l'offusquer en lui proposant d'énième portes de sortie : Cela aurait assurément été malvenu, surtout au vu de la discussion qui avait dérivé sur un autre sujet.

 Bien entendu, Wolfram n'avait jamais entendu parler de sa maison. Une évidence, ceci-dit, car à moins de se trouver auprès des plus grands de ce monde, son nom n'évoquait rien à personne. Il fallait dire, elle faisait tout pour ! Une identité secrète lui assurait bien plus de tranquillité, de sécurité, aussi. Elle avait elle-même pu voir à quoi menait notoriété, et quelles en étaient les issues. Alors cet ignorance concernant son nom la touchait peu : Mieux valait cela qu'attirer la jalousie, et, par son biais, l’animosité de certaines personnes.

« Oh, je ne m'en offusque point, rassurez-vous. Nous habitons bien ici, cependant, notre famille n'est que peu influente… Nous faisons partie de ce que l'on appelle la petite noblesse, même si nous  comptons bien gagner en réputation. »


 Enfin, cela, c'était bien entendu pour faire bonne mise face à son interlocuteur. En réalité, la jeune femme ne souhaitait en aucun cas être connue aux yeux du monde, et ses conseils n'y tiendraient pas non plus. A vrai dire, elle espérait secrètement que Wolfram n'insiste pas trop sur le sujet, ne souhaitant pas risquer qu'il ne découvre quoi que ce soit. Bien qu'elle était longuement entraînée à ce genre d'exercice, bien qu'on lui eût fait répéter mille fois les mêmes excuses, elle craignait toujours qu'une incohérence lui échappe, ce qui causerait assurément la méfiance auprès de ses interlocuteurs. Et surtout, qui risquerait de faire naître quelques rumeurs au sein de la communauté Parlèm…

 Elle continuait d'avancer, à petits pas lents, comme le voulait le rythme d'une promenade telle que celle-ci. Elle aurait bien marché plus vite, afin de se réchauffer légèrement, mais elle ne souhaitait pas risquer de fatiguer son interlocuteur, qui après tout sortait de l'évanouissement. Et puis, elle même n'était pas sûre de tenir le rythme très longtemps, légèrement éreintée à cause de l'utilisation de son pouvoir. Le rythme lent de la marche permettait d'admirer le paysage alentour, ce petit parc baigné par la lumière de cette fin d'après-midi.

 Elle se demandait, par ailleurs, ce que faisait Wolfram dans un petit parc tel que celui-ci. Sa façon de parler ne s'approchait que peu de celle des petits nobles qui pouvaient venir se promener dans ce genre d'endroit. Non, décidément sa locution s'approchait plus de celle de l'aristocratie, avec ces fioritures et nombreux compliments dans le langage. Mais alors, pourquoi ne pas aller dans un de ces somptueux grands parcs, que la ville d'Arnlo offrait ? Elle hésitait un instant à l'en questionner directement, mais cela l'aurait fait passer à coup sûr pour un indiscrète, ce qu'elle ne désirait pas. Mais, de toute manière, il fallait qu'elle parle, sans quoi il risquerait de continuer sur le sujet glissant qu'était son identité, alors autant partir sur ce sujet.

« Cet endroit est agréable, n'est-il pas ? Je viens m'y promener, de temps à autres, et j'avoue que je n'aurais jamais cru qu'il puisse habiter le genre de malfrats qui ont tenté de me dérober tout à l'heure… Sans doute ferais-je mieux, désormais, de prendre plus grande garde aux endroits que je fréquente. Je n'aurais pas toujours la chance d'avoir quelqu'un d'aussi bon que vous pour me venir en aide, après tout. »


 Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, bien que Wolfram ne put pas le voir à cause du voile qui dissimulait son visage. Peut-être cela suffirait-il, et peut-être son partenaire lui conseillerait-il certains hauts-lieux de la ville ? Ainsi, peut-être verrait-elle quels genre d'endroits a-t-il l’habitude de fréquenter, et peut-être que cela lui donnerait une image plus clair du personnage, bien que son nom ne lui rappelle rien. Ou peut-être partirait-il sur un autre sujet, après tout, peu lui importait. Le plus important était fait, détourner Wolfram de ce sujet qui lui était délicat. Et elle était persuadée qu'il saurait sans soucis faire avancer la conversation, quel que soit le sujet qu'on lui proposait. Assurément, il devait comme elle avoir reçu ces leçons qui apprenaient à s'exprimer sur tout et n'importe quoi. Cela se sentait à son ton, à ses mots si agréables, jusqu'aux aimables compliments qu'il lançait à chaque réplique.

 Elle regardait autour d'elle, cherchait parmi les quelques personnes présentes le médecin qui n'arrivait pas. Elle ignorait si cela la dérangeait ou la soulageait : D'une part elle désirait rentrer au plus vite chez elle, afin de faire cesser ces jeux de courtoisie, et surtout de se reposer. Mais, d'une autre part, la compagnie du jeune homme lui semblait de moins en moins dérangeante. Discuter de la sorte, avec quelqu'un d'autre qu'un des membres de son conseil, ce n'était pas déplaisant. De plus, le jeune homme était d'agréable compagnie, capable de flatter sans ennuyer, de questionner sans indiscrétion, de parler avec autre chose en tête que la recherche de profits : tant de qualités rare à la noblesse parlèm, qui enchantait Ella. Peut-être, au fond, désirait-il bien tirer profit de cette discussion : mais, si c'était le cas, il ne le laissait point paraître.
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