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Le joyau de la couronne

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MessageSujet: Le joyau de la couronne Jeu 23 Juil 2015 - 16:05

Elle courait à toute vitesse voyant les fenêtres des bâtiments défiler à ses côtés. Quand elle vit l’embouchure située entre deux boutiques, elle n’hésita pas et se précipita dans la ruelle. Elle s’arrêta un moment pour reprendre sa respiration, son souffle était haletant. Quand elle voulut reprendre sa course, une vive douleur la prit et elle s’effondra sur le sol de l’allée. Elle se redressa un peu et s’aperçut que ses pieds étaient en sang, rien de plus normal sachant qu’elle courait depuis plus d’une heure pieds nus sur les briques qui pavaient la rue. Elle s’aida du mur pour se relever, elle ne pouvait pas se payer le luxe de se reposer. Ils la cherchaient. Et s’ils la trouvaient, ses pieds seront le cadet de ses soucis... Elle se remit en marche puis commença à accélérer la cadence de ses pas afin de reprendre sa fuite. Le vent venait fouetter son visage alors que les larmes venaient perler sur ses joues, comment en était-elle arrivée là ? Et pourquoi cela lui tombait dessus ?


***

Elle n’avait que dix ans quand sa mère l’échangea contre une de ces drogues qui lui faisaient oublier sa misérable existence… Pendant un moment, elle passa de main en main comme une vulgaire marchandise avant d’arriver dans un de ses bordels. Le marché était simple, elle s’occupait de tout ce qui était corvée et en contrepartie elle avait un toit et pouvait récupérer les restes afin de se nourrir. Enfin ceci marcha jusqu’au jour où un client aux mœurs douteuses la trouva à son goût… Bien sûr, elle protesta, mais on la roua de coups et une fois au bord de l’inconscience, on l’emmena dans la chambre. Elle voulut rester prostrée dans un coin à pleurer toutes les larmes de son corps, cependant elle devait travailler si elle voulait continuer à vivre ici et c’est ce qu’elle fit. Un mois passa et au moment où elle crut pouvoir enfin s’en sortir, il revint et la redemanda. Cette fois, elle le suivit sans qu’on ait à la forcer, elle avait eu tort de penser qu’elle pourrait vivre heureuse, c’était réservé aux êtres humains… et elle n’était rien d’autre qu’un objet.

C’était son dix-neuvième anniversaire et elle était devenue une des filles la plus demandée de la maison close. Elle avait l’habitude maintenant, les clients allaient et venaient pendant presque toute la journée. Elle s’était complètement faite à l’idée de passer sa vie dans sa misérable condition. Pourtant tout bascula, elle se réveilla avec un mal de crâne insupportable, elle ne se souvenait de rien, on avait encore dû la droguer… Elle était trempée d’un liquide chaud à la couleur écarlate, elle mit quelques secondes à réaliser qu’elle était recouverte de sang. Ce n’était pas le sien mais à qui appartenait-il ? C’est là qu’elle vit le cadavre se trouvant au pied de son lit, il semblait transpercé de toute part, était-ce son œuvre ? Elle secoua vivement la tête, cette personne devait être un de ses clients et il était mort dans sa chambre, ses maitres n’allaient pas chercher plus loin et allaient surement la punir. Elle devait fuir ! Elle se dirigea vers la salle d’eau pour se débarbouiller de tout ce sang et se changea avant de sortir par la fenêtre.

Elle était libre et cela lui faisait peur, que devait-elle faire ? Tout était plus simple au bordel, elle n’avait qu’à suivre les ordres qu’on lui donnait… Elle s’agenouilla près d’un mur grelotant de froid, peut-être devait-elle rentrer et accepter sa punition ? Une main vint la sortir de sa torpeur, elle appartenait à un vieil homme qui lui offrait un radieux sourire. Elle lui la saisit et le suivit jusqu’à chez lui tandis qu’il déblatérait sur la nécessité d’apporter de l’aide à son prochain. Ils arrivèrent à sa maison et l’homme lui demanda d’attendre dans le salon pendant qu’il cuisine quelque chose de chaud. Alors qu’il était occupé dans la cuisine, elle commença à se déshabiller, pour elle il n’y avait qu’une raison pour laquelle un homme ramenait une femme chez lui. Quand il la vue nue, il se précipita sur elle pour la couvrir avec une couverture, ce fut le premier geste de bonté qu’elle reçut depuis des années et des larmes de joies commencèrent à couler.

Une semaine s’était écoulée, et les rumeurs sur la prostituée meurtrière arriva aux oreilles du vieil homme. Elle s’apprêta à être chassée de la demeure mais il n’en fit rien, lui disant qu’elle pouvait rester autant de temps qu’elle voulait. Elle était enfin heureuse, elle n’était plus un simple objet mais un être humain à part entière ! Sa joie ne fut que de courte durée, quelqu’un l’avait reconnu et avait informé les proxénètes qui vinrent à sa rencontre… Le vieil homme lui ordonna de fuir et de courir sans se retourner tandis qu’il allait essayer de retenir ses agresseurs. Elle ne discuta pas et sortit par derrière se promettant de ne plus jamais retourner au bordel.

***
Wolfram alluma son cigare et en pris une bonne bouffée, en regardant le cadavre du vieil homme qui se trouvait à ses pieds. Il regarda le corps d’un air dédaigneux, cet abruti avait vraiment cru pouvoir leurs tenir tête pour protéger une simple pute ? A vouloir jouer au héro, il avait fini par se faire tabasser à mort… Il recracha un nuage de fumée, pourquoi participait-il à cette chasse ? Ce n’était pas du tout une activité pour un homme de son genre. Il tira à nouveau sur son cigare, cependant, la situation était spéciale, la manière dont avait été tué ce pauvre bougre était la manifestation d’une Vérité spectaculaire. S’il pouvait mettre la main sur un pareil pouvoir ce serait un réel atout pour son organisation ! Et dans le pire des cas, les patrons du bordel le récompenseront s’il ramenait son corps…Il se dirigea vers l’extérieur et leva la tête afin d’expirer la fumée et d’admirer les étoiles de cette nuit d’hiver. Les autres proxénètes étaient déjà partis à la poursuite de la jeune femme et la cherchaient un peu partout dans la ville. Il réfléchit un instant, elle ne devait pas être allée trop loin afin de rester dans un secteur qu’elle connaissait et où il existait beaucoup de ruelles afin de se cacher ce qui se résumait à un seul endroit : le quartier du bordel.

Il arriva dans les environs du bordel jetant son cigare qui était presque entièrement consumé avant d’en sortir un nouveau de sa poche et de la porter à sa bouche. Tandis qu’il l’allumait, il pensait aux endroits où pouvaient être allés sa proie, logiquement elle ne se serait pas trop approchée non plus du bâtiment. Il soupira en réalisant l’ampleur de la tâche, cette fille valait-elle seulement de déployer tous ses efforts ? Il allait abandonner et la laisser à son destin quand une lueur attira son regard. Sur les pavés qui constituaient la route se trouvaient plusieurs traces de sang, un sourire carnassier se forma sur son visage. La chance lui souriait ! Il se mit à courir pistant les indices vermillon qu’avait laissé sa proie.

Elle était là ! Il venait de l’apercevoir tourner au coin d’une rue, elle était bien plus lente que lui, il allait surement la rattraper. Il tourna à son tour et la vit à une dizaine de mètre, sans hésiter il fit un geste de la main et celle-ci s’effondra. Il ralentit la cadence, dans son état elle n’était en aucun cas capable de libérer de son pouvoir. Une fois à son niveau, il croisa le regard de la jeune femme, elle était apeurée mais il y avait autre chose, une lueur de combativité. Wolfram l’examina et remarqua ses pieds ensanglanté, sa détermination forçait le respect et lui donnait encore plus envie de l’avoir à son service. Il lui adressa donc la parole
.

"Ecoute, s’ils t’attrapent, ils vont te faire souffrir comme jamais tu n’auras souffert… Tu vas vivre un enfer et ils ne te laisseront pas mourir avant dix ou vingt ans, tant que tu leurs rapportes de l’argent. Je te propose une alternative, viens avec moi et met toi à mon service… "

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle l’interrompit

" Me mettre à votre service ? Vous voulez rire ! Je n’ai pas fui la maison close pour me trouver sous les ordres d’un nouveau patron ! Vous me traitez comme une marchandise, vous n’êtes pas mieux que les autres ! Je ne suis pas un objet qu’est-ce que vous me proposez de plus que ces monstres pour que je puisse vous suivre ? "

Wolfram la regarda avec air sérieux, des cris retentirent derrière lui. Il se retourna pour voir trois hommes, sans doute des sbires des proxénètes, se précipiter sur eux. Il n’hésita pas une seconde et frappa le premier de toutes ses forces au niveau de la tempe alors qu’il ne s’y attendait pas, celui-ci tomba à terre instantanément. Le second ayant eu le temps de sortir son couteau tenta de le poignarder au niveau du ventre. Wolfram lui saisit la main tenant la dague avec sa main droit et abattit son poing gauche au niveau du coude ce qui provoqua un violent craquement du bras de l’agresseur. Alors que celui-ci poussa un cri de douleur, Wolfram enchaina avec une droite au niveau de sa mâchoire ce qui le mit hors d’état de nuire. Le troisième essaya de l’avoir à la tête avec un baton, mais il se baissa esquivant de peu le morceau de bois et se rapprocha d’un pas de son adversaire. Wolfram lui lança un coup droit dans les côtes suivit directement par son poing gauche qui atteint son foie. Il profita que celui-ci soit plié par la douleur pour lui décocher un uppercut qui l’envoya valdingué dans les airs. Alors que le corps retomba lourdement sur le sol il se retourna vers la jeune femme et lui tendit la main.

" Ce que je t’offre ? Ma protection inconditionnelle ! "

La jeune femme fut subjuguée par l’assurance du Parlems et lui saisit la main afin qu’il l’aide à se relever. Une fois debout, elle vacilla, l’adrénaline ne faisait plus effet et elle n’arrivait pas à tenir sur ses jambes. Alors qu’elle crut tomber à nouveau, ses pieds quittèrent le sol et elle se sentit plus légère, elle mit du temps avant de réaliser qu’il la portait. Alors qu’elle était dans ses bras, il se dirigea vers la première personne qu’il avait mise à terre et lui donna un coup de pied dans l’estomac. Celui-ci toussota en se tenant l’endroit où il l’avait frappé, Wolfram le regarda un instant puis lui donna un message à faire passer à ses patrons : maintenant elle lui appartenait et il n’y aura aucune excuses à ceux qui tenteront de lui faire du mal. Il quitta ensuite les lieux portant toujours la jeune femme dans ses bras. Elle ouvrit la bouche pour lui donner son prénom, mais il l’interrompit.

" Maintenant, tu seras Rubis. Une des superbes pierres précieuses qui ornera ma couronne !"
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